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La huitième capture de la saison a eu lieu aujourd'hui

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Lundi 30 septembre2019, Taïji (Japon) :

La huitième capture de la saison a eu lieu aujourd'hui dans l'une des chasses les plus difficiles pour les chasseurs.
Vers 8h30, deux groupes distincts de dauphins de Risso ont été rabattus vers la baie.
Après environ une heure, un groupe a réussi à s'échapper. Puis 4h plus tard, le second groupe continuait de résister aux chasseurs qui, frustrés, ont alors décidé de faire une capture en mer en les enfermant avec des filets.
Peu après, plusieurs dresseurs sont venus en barques inspecter les dauphins.
Tous ont été placés dans des élingues de retenue cachées par des bâches.
Les 7 dauphins de Risso laissés dans l'enclos ont été conduit à "Moriura Bay" (enclos de mer situés à Taïji).


Les chasseurs se sont arrêtés en route pour aller récupérer et transférer sur une barque, un dauphin qui était sorti de l'élingue de retenue et était entré dans la baie.
Les 6 autres dauphins en attente ont été transférés dans des enclos, 1 dauphin de Risso est décédé pendant le processus de sélection.


Les Cove Monitors du Ric O'Barry’s Dolphin Project suivent en direct et documentent les chasses au quotidien.

Des chiffres de capture effroyables pour la saison 2018/2019 : 
• 1166* dauphins (VS 902* lors de la précédente saison) de 7 espèces différentes ont été capturés durant cette saison ;
• 556 (VS 652 lors de la précédente saison) ont été tués pour la consommation alimentaire ;
• 241 ont été capturés pour répondre à la demande des delphinariums, soit 135 dauphins de pls que l’année dernière !
Les chiffres sont parlants : si la demande en viande de dauphin pour la consommation alimentaire est en baisse, celle concernant l’approvisionnement des delphinariums est en hausse ! 
C'est en effet l'industrie de la captivité – par sa demande croissante en « dauphins frais » - qui alimente ces massacres et leur permet d'exister. En finançant cette pratique, l'industrie de la captivité profite des battues pour sélectionner des individus à exporter dans des delphinariums locaux et à travers le monde.

En clair, sans la demande des delphinariums, la chasse s'arrêterait faute de rentabilité : un dauphin se vend 154 000 $ à un parc aquatique. La chair de cétacé est, quant à elle, bradée à 3 ou 4 $ les 100 grammes sur les étals de quelques supermarchés de Taïji. Il est également utile de rappeler que la chair des cétacés présente des taux de contamination constituant un risque sanitaire pour le consommateur.
 
* Ces chiffres ne tiennent pas compte des individus qui périssent en mer (car trop faibles du fait de leur âge ou de leur condition physique) lors de la traque du groupe ou du processus de rabattage vers le rivage. Autres chiffres des précédentes chasses, cf les statistiques du Dolphin Project.

Agir :

 

 

Mettre un terme à cette barbarie est donc relativement simple mais requiert la participation de tous à l’international : nous devons inciter le public à ne plus se rendre en delphinarium.

 

Contact presse :

Sandra Guyomard (Présidente)
06.22.66.84.67
sandra@reseaucetaces.org